Les questions fréquentes

Que dois-je faire en cas d’alerte ?
Il faut tout de suite vous mettre à l’abri dans le bâtiment le plus proche. Ensuite, si cela vous est possible, vous devez écouter la radio pour être informé de la suite des évènements. Si vous avez des enfants scolarisés, n’allez pas les chercher à l’école : leurs enseignants connaissent les consignes de sécurité. Enfin, ne téléphonez pas afin de ne pas encombrer le réseau


Qu’est-ce qu’un risque industriel majeur ?
C’est un accident très grave qui se produit dans un établissement industriel ou nucléaire et dont les conséquences dépassent les limites du site. Selon la nature des produits et les quantités impliquées, l’accident peut prendre la forme d’un incendie, d’une explosion ou d’une émission de produits toxiques ou radioactifs. Ses conséquences peuvent affecter les personnes, l’environnement ou les biens.


Qu’est-ce que la directive européenne Seveso ?
Cette directive impose aux Etats membres de l’Union Européenne la mise en place d’une législation renforcée en matière de sécurité à l’égard des établissements dont l’activité peut présenter un risque industriel majeur. Les entreprises classées “Seveso seuil haut” doivent informer les populations riveraines.


Comment me préparer face à un risque industriel majeur ?
Si vous êtes concerné, un courrier vous sera adressé personnellement avec à l’intérieur une brochure ciblée selon votre zone d’habitation, ainsi qu’un magnet reprenant les consignes de sécurité. Vous avez également à votre disposition le numéro vert suivant : 0 800 507 305, vous expliquant en détails les consignes à respecter en cas d’alerte.


J’ habite dans la region PACA, j’aurais aimé savoir si il y a le même site pour les autres regions? Cordialement, Caroline
Pour vous renseigner sur la région PACA, je vous suggère d’aller voir le site internet du CYPRES http://www.cypres.org/site/


Je travaille dans une entreprise située dans une zone à risques industriels majeurs. Somme nous dans l’obligation de stationner nos véhicules en marche arrière ?
Bonjour, C’est la consigne habituelle dans l’enceinte des établissements industriels à risques majeurs et c’est fortement conseillé pour les entreprises limitrophes.


Les risques majeurs naturels et technologiques semblent être interdépendants. Feu de fôret, neige,séismes, glissement de terrain et perte du réseau électrique des installations classées. Inondations (crues ou orage), rupture de barrage avec les risques sur les infrastructures, l’économie et la vie Comment l’administration intègre t-elle au niveau de la politique de développement durable et d’aménagement du territoire cette problématique ?
Vaste question. Pour faire court, toute installation, industrielle notamment (mais c’est également vrai pour les ouvrages importants), qui est soumise à autorisation (c’est-à-dire toutes les installations importantes sur le plan des nuisances et des risques accidentels) doit faire l’objet d’une étude d’impact et d’une étude de dangers. C’est dans le cadre de ces études que sont abordés les risques majeurs existant dans le secteur, d’origine naturelle ou technologique, et leur conséquence possible sur l’installation. En conséquence, des mesures de prévention (pour éviter que l’accident arrive) et de protection (pour circonscrire l’accident s’il est quand même arrivé) doivent être étudiées et mises en oeuvre. Toutes ces mesures sont reprises dans un arrêté préfectoral qui conditionne l’exploitation de l’installation ou de l’ouvrage au respect de ces dispositions.


Quels sont les risques pour une habitation située dans une zone de vigilance à 400/600 mètres d’une canalisation de propylene (ville concernée : Millery) ?Merci d’avavnce pour votre réponse.Cordialement.
Les caractéristiques techniques de l’ouvrage répondent aux conditions et exigences définies par un règlement de sécurité, garantissant ainsi sa sûreté intrinsèque. Les conditions opératoires d’exploitation, de surveillance et de maintenance mises en œuvre par le transporteur visent à prévenir les risques inhérents à un tel ouvrage et le développement d’une communication appropriée auprès des riverains est de nature à les réduire. Le retour d’expérience de l’exploitation et les accidents survenus sur des canalisations de transport montrent cependant qu’un tel ouvrage peut présenter des dangers pour le voisinage. Les deux scénarios envisagés, pour la partie de l’ouvrage entre Feyzin (69) et Le Grand Serre (26), sont :
– perte de confinement de la canalisation au travers d’une fissure ou d’une corrosion sur un tube. L’événement redouté conduit à : – des effets irréversibles limités à une zone de 60 m de part et d’autre de la canalisation, – des premiers effets létaux limités à une zone de 30 m de part et d’autre de la canalisation, – des effets létaux significatifs limités à une zone de 25 m de part et d’autre de la canalisation.
– perte de confinement de la canalisation avec rupture franche suite à une agression externe. Ses conséquences s’étendraient jusqu’à : – 350 m de part et d’autre de la canalisation pour les effets irréversibles, – 150 m de part et d’autre de la canalisation pour les premiers effets létaux, – 120 m de part et d’autre de la canalisation pour les effets létaux significatifs.

Ces deux scénarios s’appuient sur le fait que la rupture d’une telle conduite peut provoquer des effets destructeurs dans le cas de l’explosion d’un nuage gazeux dérivant, et des brûlures graves dans le cas d’une fuite enflammée. Les distances évoquées ci-dessus résultent d’une modélisation réalisée en décembre 2006. Elles sont susceptibles d’ajustement dans le cadre de la réalisation de la prochaine étude de sécurité,


En cas de rupture de barrage (chambon – grand maison etc)Grenoble se trouverai, je crois, sous 8 m. d’eau de combien de temps disposerions nous avant que la vague déferlante arrive Quel serait alors les bons réflexes compte tenu que presque tous les sites industriels à risques majeurs (contenus dans votre excellent guide d’information) seraient alors balayés. merci par avance de votre réponse
En d’attitude à adopter sur un risque majeur avéré, il convient de se référer aux instructions contenues dans le plan de secours propre à chaque ouvrage (plan particulier d’intervention ) Ces plans peuvent être consultés auprès de votre mairie. De manière générale, il faut retenir qu’un  »événement majeur grand barrage » est d’une occurrence particulièrement faible, en terme de risque Si un tel événement devait survenir, les  »signes avant coureurs » permettraient aux autorités de prendre les mesures de mise en sécurité des populations par anticipation il ne peut être défini un temps avant l’arrivée de l’onde de submersion, ce délai serait spécifique à chaque ouvrage et à chaque situation à considérer. Il dépendrait aussi de la localisation des personnes Si un ouvrage connaissait un problème particulier, le préfet et l’exploitant du barrage décideraient, en concertation, de la mise en vigilance renforcée du barrage, dés lors que la situation le justifierait Une montée en puissance des mesures à prendre est définie dans les plans, pour prendre en compte une éventuelle dégradation de la situation : les autorités ont à leur disposition une batterie importante de moyens d’alerte et de communication vers les populations: ils seraient utilisés sans réserve, si besoin. Ces mesures relèvent de stades d’alerte différents : vigilance renforcée, préoccupations sérieuses, péril imminent, rupture partielle ou totale du barrage. La finalité visée est en 1er lieu la mise à l’abri organisée des populations, assurée par anticipation autant qu’il est possible : après l’ information et l’alerte, la mise en sécurité en dehors de la zone de submersion Un cas d’exception est prévu, défini comme  »mesure réflexe » en cas d’accident majeur , sur cinétique rapide : monter dans les immeubles ou les points de proximité les plus hauts Je vous invite , en conclusion, à vous rapprocher de votre commune , pour mieux comprendre le détail du contenu d’un plan de secours grand barrage. Il appartient aux communes concernées de les prendre en compte dans leur plan communal de sauvegarde pour assurer, à l’échelon local, la gestion d’un tel événement de sécurité civile A titre complémentaire, je vous précise que le site Internet de la préfecture 38, rubrique risques technologiques – grands barrages – peut vous renseigner utilement, en terme de connaissance du risque grand barrage et de  »bons comportements à adopter »